La télévision, le pouvoir, l'amoral

Publié le par Scribe

Cette note fait suite à celle-ci, que j'ai d'ailleurs un peu remaniée pour une meilleure lisibilité.

Une petite histoire contemporaine sur la question pour finir, pour voir que la complicité entre politiques et journalistes, et la gêne qui entoure cette question est plus que jamais d'actualité.

Juin 2008 : Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3

Alors que le débat sur la réforme de l'audiovisuel public faisait des vagues, notre cher Président (Dieu bénisse son âme bienveillante) était invité sur le plateau du 19/20 de France 3. Des images enregistrées avant le début du journal avaient été récupérées par Rue 89 qui les avaient diffusées sur son site. On y voyait un président nerveusement à l'aise, comme à son habitude, entretenir des relations amicales avec les journalistes qui quelques instants plus tard allaient, avec la rigueur et l'impartialité qu'exige leur métier, l'interroger sur des sujets d'actualité, et peut-être sur Carcassonne. Ah pardon, oui, et bien évidemment sur Carcassonne. Plus de précisions dans l'article de Rue 89.




L'intéressant dans l'affaire, outre ce que montre la vidéo sur les étranges relations entre la télé et le pouvoir, c'est que France 3 a exigé que Rue 89 révèle sa source. Autrement dit, la chaîne préfère soutenir le pouvoir et mettre en cause un autre organe de presse qui n'a fait que son travail, c'est à dire informer. L'Elysée a fait pression pour que France 3 porte plainte, et depuis l'affaire "Sarkozy off" n'arrête pas de connaître des rebondissements, avec plusieurs journalistes convoqués par la police.
Comme toujours et plus que jamais, toutes les vérités sont bonnes à dire, mais bon, quand même, il y a certains sujets où il vaut mieux ne pas trop s'attarder.

Carcassonne.pngCarcassonne. Parlons-en, voulez-vous ?
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