Samedi 4 juillet 2009

Album
Remedy Lane

Date
2002

Morceau coincé entre
Beyond My Wildest Dreams de Mark Knopfler & Emmylou Harris et Beyond the Sea de Django Reinhardt

Un œil sur la pochette

Un œil sur les paroles
And sex was always there from when I was only eight years - tempting me leaving me thirsty
Sweat, skin, a pulse divine to balance this restless mind - it seemed so wonderfully physical
Oh the blood, the lust, the bodies that color the world: all drugs to die for! Won't you share my fire?
How can love make that world a minefield of forbidden ground?
A map of untouchable skin and silenced desire?


And love was there in vain, profound and deep but traced with pain - too early for a child of ten
Loving the pure and sane he sought the goddess unstained - watching them turn to flesh again
Hungry for both the purity and sin
Life seemed to him merely like a gallery of how to be
And he was always much more human than he wished to be
But there is a logic to his world, if they could only see


L'anecdote
Chez Pain of Salvation, on aime les albums élaborés : toujours des albums-concepts, avec des titres qui se suivent logiquement, organisés en trois chapitres, et une thématique plus ou moins complexe à chaque fois. Ca peut paraître assez prétentieux et gonflant, à l'écoute c'est en fait assez pertinent et bien foutu. Dans Remedy Lane, il est question d'un homme à la recherche de lui-même, qui s'interroge sur ses relations avec les autres, et la complexité des relations amoureuses en particulier. C'est assez autobiographique, d'après ce qu'en dit Daniel Gildenlöw, l'homme au coeur de Pain of Salvation (guitariste, chanteur et parolier, mais sait aussi jouer de la basse, batterie, claviers...). L'histoire, et l'album, commence dans une chambre d'hôtel, à Budapest. Notre "héros" s'interroge sur sa vie, pourquoi il en est arrivé là, et remonte le temps en plongeant dans ses souvenirs. Si vous voulez lire l'explication globale donnée par l'auteur, il y a des infos sur le wiki anglais. Beyond the Pale ("dépasser les bornes") conclut l'album par presque dix minutes d'une rétrospective épique.

S'il faut un mot de la fin
 Ce morceau est sans doute l'un de mes favoris, toutes catégories confondues. J'ai mis un peu de temps avant de me l'approprier, mais depuis je le lâche plus. Tout est génial, à commencer par ce riff de guitare hypnotique qui lance le titre. La voix de Daniel Gildenlöw me bluffe à chaque fois, avec une aisance totale pour passer des aigus aux graves Et puis ce titre est vraiment tout ce que j'aime, ce côté rock progressif avec des changements de rythme, des cassures, variations de vitesse, subtilité et brutalité, cette montée en puissance à la moitié du morceau enchaînée par une descente infernale de guitare qui prend aux tripes, et puis le texte qui colle génialement aux ambiances, cette façon de malaxer le rythme des phrases pour les faire sonner juste. Rien à redire, c'est une fin en apothéose.
Par Scribe - Publié dans : Une musique, un jour
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Mercredi 1 juillet 2009

Album
Matching Mole

Date
1972

Morceau coincé entre
Signe d'Eric Clapton et Silence 011010701 de Unexpect

Un œil sur la pochette

Un œil sur les paroles
And this is the chorus
Or perhaps it's a bridge
Or just another part
of the song that I'm singing

And this is the second verse
It could be the last verse
And this is the second verse
It could be the last verse
And this is the second verse
It's probably the last one

And this is the chorus
Or perhaps it's a bridge
Or just another key change
Never mind
It doesn't hurt
It only means that I
lost faith in this song
'Cause it won't help me reach you

L'anecdote
Matching Mole est le groupe fondé par Robert Wyatt après son départ de Soft Machine, groupe qui était, avec Pink Floyd, à la tête de tout un courant psychédélique en Angleterre à la fin des années soixante. Le nom du groupe est tout à fait caractéristique de l'esprit inventif de Wyatt, qui adore jouer sur les mots : Matching Mole (ce qui signifie quelque chose comme "la taupe correspondante") est en fait dérivé de la traduction littérale française de "soft machine" : machine molle, et donc, par association de sonorités, "matching mole". Les paroles de ce titre sont exactement dans le même esprit : Wyatt énonce ce qu'il chante : "Et voici le refrain, ou peut-être que c'est un pont, ou juste une autre partie de cette chanson que je chante". C'est assez rigolo et un peu débile, c'est aussi d'une grande sensibilité, qui prend tout son sens avec les dernières paroles.

S'il faut un mot de la fin
Robert Wyatt est l'un des artistes que j'admire le plus. Au départ, quand on l'écoute, on est assez sceptique, il faut un certain temps pour rentrer dans son univers à la fois très simple et très complexe. Wyatt a un talent fou (il suffit de regarder l'impressionnante collection d'albums, et pas des moindres, auxquels il a participé de près ou de loin, pour voir à quel point il respecté dans le domaine de la musique), une voix extra-terrestre incroyable, mais en plus c'est quelqu'un d'une profonde humanité, d'une grande simplicité et doté d'un humour très british. Une petit extrait d'une rencontre qui s'est tenue à Paris en 2007.
J'aurais aimé y être...


Par Scribe - Publié dans : Une musique, un jour
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Lundi 29 juin 2009
Bon, j'ai enfin un peu de temps pour écrire un petit compte-rendu de la venue de L'IndispensablE à Nantes, début juin. Je ne vais pas faire un résumé rébarbatif du déroulement de ces quelques jours, juste donner mes impressions sur cette rencontre où le très réussi a cotoyé le très raté. L'inconvénient, ou l'avantage, c'est que je ne suis plus dans le même état d'esprit que peu de temps après le spectacle, finalement avec le recul il me reste surtout les points positifs, mais tentons d'être objectif, je vais rapidement passer en revue ce qui a foiré :

D'un point de vue "commercial", la date a été un échec quasi total. Très peu de monde s'est déplacé, pourquoi, comment, je n'ai pas de réponse définitive mais il y a certainement plein de choses qui cumulées ont fait capoter l'affaire :
  • La date était mal "choisie" (choix qui s'était, de fait, plutôt résumé à "le 2 juin ou rien"). Après un week-end prolongé, les gens n'avaient pas forcément envie de ressortir en début de semaine. Sans compter qu'on était en plein dans la période des révisions et examens pour les lycéens et étudiants.
  • La salle était excentrée, et pas évidente à trouver pour quelqu'un qui n'a pas bien planifié les choses à l'avance.
  • Le prix, qui s'est sans doute révélé un élément déterminant : 7€, c'était probablement trop élévé pour inciter des gens qui ne connaissaient rien du spectacle et du travail de l'IndispensablE en général. Vaquette m'a dit de la date qu'il avait à Rennes le 4 juin, soit deux jours plus tard, au même tarif, avait aussi fait un flop.
Personnellement j'ai aussi foiré des choses dans l'organisation, divers trucs auxquels j'avais pas pensé, du stress qui fait faire des conneries, bref... Ça aurait pu être mieux, même si dans l'ensemble on a à peu près réussi à gérer l'affaire sans souci majeur.

Sur le coup, voir qu'il n'y avait quasi personne (on n'a même pas fait 20 entrées...), ça m'a laissé très amer. J'avais l'impression d'avoir fait tout ça pour rien. J'ai pas trop profité du spectacle (je l'avais déjà vu deux fois, donc c'était secondaire), j'essayais de faire bonne figure, malgré la grosse déception.
Maintenant, avec le recul, je me dis surtout que c'est dommage de n'avoir pas pu remplir la salle et de n'avoir pas fait découvrir le spectacle à plus de monde, c'était quand même l'objectif principal. Tant pis, ce qui est fait est fait, j'ai essayé de monter l'affaire avec le plus de sérieux possible et je suis allé jusqu'au bout, malgré les difficultés que ça représentait. Après tout, "il n'y a pas de méchant système, il n'y a qu'une somme d'individuelles lâchetés", et avoir apporté ma petite pierre à quelque chose que je crois profondément nécessaire et utile, j'en suis content. Et puis il y a aussi eu de super moments, un excellent dîner préparé par Léo (muchas gracias) et des discussions vraiment intéressantes sur plein de sujets importants, ça change d'un blabla quotidien avec M. Toulemonde. Ça c'était vraiment classe, j'en garde un excellent souvenir, et quelques conseils assez précieux. De son côté, malgré le fait que le spectacle n'ait pas eu le succès espéré, je pense que Vaquette en garde aussi un bon souvenir.

Je termine par les remerciements  : merci, en particulier, à Léo, Lisa et Guillaume pour tout le boulot que vous avez fait pour m'aider, merci à tous ceux qui sont venus voir le spectacle (les échos unanimement positifs que j'ai eu de la soirée m'ont un peu remonté le moral), merci aux gars du Bitche pour la super salle, et puis bien sûr merci à Vaquette pour sa présence et sa compagnie ô combien agréable et enrichissante.

Et puis, à tout hasard, s'il y a des Nantais qui tombent sur cette page et qui seraient intéressés pour me filer un coup de main lors d'une éventuelle prochaine fois (pour le 2ème massacre de Crevez tous par exemple, quand il sera fini, vers 2034), n'hésitez pas à me contacter en laissant un commentaire.


Par Scribe
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Dimanche 14 juin 2009
Fiou...

En ce moment, boulot boulot. Me voilà contraint d'éprouver une certaine sympathie pour les wannabe bacheliers, qui suent eux aussi sur leurs cours. On a droit aux traditionnels reportages bachoteux dans les journaux télévisés, qui se ruent chaque année sur cette manne providentielle pour remplir du temps d'antenne. Vivement la fin de l'épreuve de philo, qu'on nous délivre la sempiternelle analyse d'un philosophe de renom, qui aura lui aussi planché sur le sujet (seulement celui des série S, les littéraires on s'en cogne) en 2 heures seulement, parce qu'il est trop fort, le tout se concluant pas l'habituel commentaire en voix off qui soulignera que ce n'est pas forcément faux si on n'a pas fait la même chose, précision servant davantage à rassurer les parents que l'élève qui, lui, aura déjà été lire la "soluce" sur Internet.
Boulot donc, et même pas le temps de mettre mon blog à jour, ce qui est dommage puisque vous êtes de plus en plus nombreux à tomber sur ces pages, comme quoi, tout le monde n'est pas débordé de travail, HEIN ?

Bref, je dois faire le compte-rendu du spectacle de Vaquette, mais j'ai pas le temps. En attendant, un petit montage que j'ai fait cette aprèm, histoire de faire un break et sans raison particulière, après l'étrange constat que les portraits tirés de Notre Cher Président s'accompagnent presque toujours d'une position singulière de ses membres antérieurs. C'est qu'il s'agite, le petit homme, du coup, les journalistes s'en donnent à coeur joie en sélectionnant dans leur mitraillage Ze bon cliché qui en dira plus long que tout le reste de l'article. Inquiet ou joyeux, menaçant ou goguenard, concentré ou relax, à chaque posture sa ou ses mimines pour accompagner le faciès.


Précision capitale : ce montage représente 35 procès potentiels pour non respect du droit d'auteur : pour trouver les photos, j'ai simplement googlé "sarkozy" dans la partie images et pris ce qui en sortait, sans faire gaffe d'où venaient les photos. C'est très mal. Je précise donc ici que ce montage n'a été fait qu'à but artistique (bon, non, artistique c'est abusé, disons ludique), et n'a pas pour ambition d'être exploité à des fins politiques, commerciales ou autres. Si vous possédez des droits sur les images utilisées et que vous pensez que ce montage nuit à vos intérêts, merci de me le signaler en commentaire et je le supprimerai sans rechigner. Si vous estimez que la beauté de l'oeuvre doit demeurer mais que vous jugez, légitimement, que votre nom doit apparaître dans cet article, signalez-moi pareillement tout ça, j'ajouterai les informations à l'article. De mon côté, si je suis motivé et quand je serai débarassé de mon boulot, je regooglerai et essaierai de retrouver la source de toutes les images, afin de les indiquer ici.

Hey, hey, pourquoi 35 procès, alors qu'il y a 36 images ? Parce que tout est jeu, aussi jouons : un portrait est présent en doublon, as-tu trouvé lequel, cher lecteur attentif ?

Sinon, j'ai pensé qu'on pourrait en faire un jeu de l'oie, ça pourrait être rigolo. Bon, j'vais plutôt retourner bosser.
Par Scribe - Publié dans : Les pages jeux de Télé Z
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Mercredi 27 mai 2009

Album
The Butcher's Ballroom

Date
2006

Morceau coincé entre
Baloney Again de Mark Knopfler et Bana Bana Gel (Bad Girl) d'Aziza Mustafa Zadeh

Un œil sur la pochette

Un œil sur les paroles
Mea culpa, ecce signum, corpus vile, coram deo
Pactum serva, scala caeli, gloria patri, pax et bonum
Sine cura, vade mecum, casus belli, lusus naturae
Dies illa, velut luna, dona es virtum
Dies illa, velut luna, dona es virtum


L'anecdote
Tiens, des paroles en latin. Pour peu que l'on ait quelques vagues notions dans ce domaine (mes années d'études en la matière, pourtant relativement nombreuses, ne m'ont pas laissé grand chose d'autre), on se rend assez vite compte que le texte est davantage une sorte de collage de locutions latines plus ou moins connues : tout le monde ou presque sait ce qu'est un mea culpa, un vade mecum ou un casus belli. Pour le reste, pas mal de locutions à caractère religieux (coram deo : en présence de Dieu ; gloria patri : gloire au Père (au début j'avais traduit par "gloire du Père", erreur grossière car comme chacun sait, c'est pater, patris, m, nom de la troisième déclinaison, ce n'est donc pas un gérondif génitif mais bien un datif)). Allez, une dernière pour la route : dies illa fait référence au poème médiéval Dies Irae qui raconte le jour du Jugement Dernier. Le poème commence par Dies irae, dies illa / Solvet saeclum in favilla, littéralement "Jour de colère, ce jour là / réduira le monde en poussière". Une partie de ce poème est d'ailleurs chantée dans le Requiem de Mozart.

S'il faut un mot de la fin
Diablo Swing Orchestra a mis un joli coup de pied dans l'univers du metal en 2006 avec ce premier album. Il explore de nombreuses pistes musicales, et il faut reconnaître que le résultat a de quoi séduire. Les compositions ont un groove souvent très accrocheur, et la présence d'instruments peu utilisés dans des groupes de rock (violons, violoncelles, flûtes, trompettes, sur Gundpowder Chant on a même droit à du didjeridoo) donnent un look détonnant à l'ensemble. Sans compter qu'il est assez inhabituel d'avoir une soprano au chant (détail rigolo : dans ce morceau, si on écoute bien, après les envolées lyriques on entend du cristal qui se brise). Tout ne tient pas aussi bien la route que ce premier morceau, mais globalement l'ensemble est vraiment inventif et séduisant. Pour un premier album, ils ont placé la barre plutôt haut, et je suis curieux d'écouter ce que donnera leur nouvel opus qui doit sortir en septembre de cette année.
Par Scribe - Publié dans : Une musique, un jour
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